La bibliothèque
de la Villa Pérochon
La Villa Pérochon propose une bibliothèque composée de plus de 1000 ouvrages dédiés à la photographie contemporaine. Monographies, catalogues d’exposition, ouvrages théoriques, ils sont en libre consultation à l’accueil de la Villa et peuvent être empruntés gratuitement par les adhérent·es à l’association.
Découvrez les nouveautés et coups de cœur de la bibliothèque!

Coup de cœur

Aux ombres
Simon Vansteenwinckel – lamaindonne
Chaque décembre, les membres des tribus Lakotas (Sioux) du Dakota du Nord et du Sud entreprennent une chevauchée de 450 km en mémoire du massacre de Wounded Knee en 1890. Malgré des conditions de vie très précaires dans leurs réserves, marquées par la pauvreté, la violence et un accès limité aux ressources de base, leur résilience, spiritualité et fierté restent intactes. Cette chevauchée spirituelle, Omaka Tokatakiya (Future Generations Ride), est un rituel de transmission où anciens et jeunes partagent savoirs, traditions et force collective, loin des stéréotypes médiatiques.
Cet ouvrage est lauréat du Prix Nadar – Gens d’images 2025.
En consultation à l’accueil de la Villa Pérochon.
Commander sur le site de l’éditeur.
En vente à l’accueil de la Villa Pérochon

La Firme
Richard Pak – Atelier EXB
Minuscule île volcanique de près de 100 kilomètres carrés, Tristan da Cunha est découverte en 1506 par le navigateur portugais du même nom. L’ouvrage La Firme du photographe Richard Pak raconte l’histoire singulière de la communauté qui, peu à peu, s’est installée sur cette île reculée, comment elle a évolué et transmis au fil des générations les principes fondateurs idéalistes d’égalité et de partage. L’ouvrage constitue l’aboutissement d’un travail documentaire au long cours où le photographe a vécu en immersion avec cette communauté. Le corpus visuel est complété d’extraits du journal de bord du photographe. Richard Pak interroge ainsi le sens et les limites de ce régime utopique basé sur l’entraide et le partage dans le contexte de notre époque actuelle.
Un essai de Michel Poivert recontextualise ce travail dans l’histoire de la photographie, tandis que la géographe Marie Redon, qui a déjà collaboré avec l’artiste, apporte un regard plus scientifique sur le contexte géologique et géopolitique de cet archipel volcanique.
Dans le cadre de l’exposition du Prix Photographie & Sciences.
45 euros

L’inachevé
Julien Lombardi – Le bec en l’air
Depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, l’Arménie transite entre deux états, évoluant en marge, avec sa propre temporalité. Elle demeure en dehors du flux des images et c’est précisément ce vide, cette part manquante, qu’interroge le photographe Julien Lombardi, lui-même d’origine arménienne. La mémoire défaillante de cette jeune république se superpose à la sienne, tronquée par le déplacement et l’exil de la diaspora. Comment documenter ce qui n’existe plus ou n’est pas encore advenu ?
Ces photographies sont autant de décors et d’espaces fragmentés susceptibles de devenir la toile de fond d’actions à venir. Comme le territoire qui les inspire, elles sont le réceptacle d’une nouvelle histoire à écrire, suggérant que l’inachevé est le théâtre d’une multitude de possibles.
Dans le cadre de l’exposition du Prix Photographie & Sciences.
24 euros

Jeunesse niortaise
Jeanne Lucas – Auto-édition
Niort est classée comme l’une des villes de France les plus agréables à vivre pour les familles. Si les adultes louent sans ciller la qualité de vie qu’ils y trouvent, cette affirmation fait-elle l’unanimité auprès de leurs enfants ? À l’âge où l’on rêve d’aventures et de nouveautés, Niort serait-elle la ville de l’ennui ?
À travers la série Jeunesse niortaise la photographe Jeanne Lucas raconte le quotidien et l’intime d’une quinzaine d’adolescent·es de 14 à 18 ans habitant·es ou scolarisé·es dans « la capitale des assurances ». Du secret de leur chambre aux coulisses de leurs soirées, elle nous plonge dans l’univers inexploré de la génération alpha. Une génération qui sait mettre des mots sur ses maux et se méfie des réseaux sociaux.
Ce fanzine est le premier chapitre d’un travail au long cours sur 3 ans.
5 euros

Politique
Jeanne Lucas – Rue du bouquet
Avec Politique, Jeanne Lucas, jeune photographe, donne la parole aux travailleurs et travailleuses du sexe, trop souvent invisibilisé·es ou fantasmé·es. Refusant l’appropriation, elle construit avec eux des images libres, politiques, qui bousculent les regards et revendiquent leur droit à exister.
40 euros

Les interstices
Frédéric Stucin / Ondine Millot – Filigranes
Automne 2020, Frédéric Stucin, photographe, pousse la porte de la P’tite Cafète, à Niort. Accolé au pôle psychiatrie de l’hôpital, l’endroit est un lieu de soin où les patients qui le souhaitent viennent passer un moment, boire un verre, manger une glace, suivre un match à la télé, discuter entre eux ou avec les soignants. Une semaine par mois, le photographe va leur proposer de créer, ensemble, de “vrais portraits rêvés”. Une photographie qui les raconte, qui dit ce que l’on a envie de dire de soi, à ce moment-là. Le pari de ce projet est que le regard extérieur ne soit plus un empêchement, mais au contraire l’occasion d’un partage. Que les patients donnent à voir au lieu d’être regardés. Entre les portraits s’intercalent des vues des lieux, P’tite Cafète et unité psychiatrique dans son ensemble, ainsi que d’étonnantes photographies d’archives retrouvées dans les cartons du service.
Projet porté par la Villa Pérochon avec le service psychiatrique de l’hôpital de Niort.
30 euros

Dans la maison d’un Goncourt
Fabien Bonnet / Alexandre Giraud – Gestes Éditions
Pour beaucoup, Ernest Pérochon, c’est une rue, une école, un lycée, une médiathèque… Mais que sait-on aujourd’hui, en son cher pays poitevin, de l’instituteur soudain passé à la postérité grâce au prix Goncourt ? Au mieux, peut-être, que son roman couronné en 1920 s’intitulait Nêne. Le Centre d’art photographique contemporain de Niort s’est installé dans la maison que l’écrivain a habitée de 1927 jusqu’à sa mort en 1942, et s’est donné – juste retour des choses – le joli nom de «Villa Pérochon». Cette maison au destin romanesque a été généreusement donnée par ses héritiers à la Ville de Niort, à la condition qu’elle devienne un lieu de culture. Son histoire est riche, elle a reçu nombre d’intellectuels de son temps et vécu des heures graves au cours de la Seconde Guerre mondiale. Grâce aux souvenirs intimes des enfants d’Ernest Pérochon, nombreux et vivaces, Fabien Bonnet vous raconte l’histoire de ces lieux et de ceux qui les ont fréquentés au temps glorieux de Pérochon. Passerelle littéraire entre deux époques, ce livre illustré par des images d’archives inédites et les photos contemporaines d’Alexandre Giraud, relie les jours perdus à ceux du temps présent.
8 euros