Avec les structures
sociales et médico-sociales

La Villa Pérochon met en place des actions d’éducation artistique et culturel avec les structures sociales et médico-sociales. Vous travaillez dans un centre socioculturel, un Epahd, un service hospitalier, un établissement carcéral… et vous souhaitez mettre en place des projets autour du médium photographique (visite commentée, résidence in situ…)? Contactez-nous!

Projet 114
Création collective menée en détention

Le projet 114, mené par la photographe Mélanie Wenger, interroge à travers une création collective la représentation des personnes détenues au sein de plusieurs prisons françaises. Il implique les participants dans le processus créatif en tant que collaborateurs actifs, afin de déplacer le regard porté sur l’incarcération et d’explorer les notions de peine, d’identité et de réinsertion.
À travers la photographie, le son et l’écriture, le projet invite les personnes détenues à produire leurs propres représentations et à questionner les récits qui les définissent. Cette expérimentation collective met en lumière des trajectoires singulières et des expériences individuelles souvent réduites à des catégories ou à des stéréotypes. Les participants se regardent, se découvrent ou se redécouvrent hors des rôles assignés par l’institution carcérale et par les représentations dominantes de la société.
114 crée ainsi un espace où la photographie devient un langage permettant de reprendre possession de son image et de raconter sa propre histoire. Le projet interroge également le rôle que la photographie peut jouer dans les processus de réinsertion, en agissant à ce que l’on pourrait qualifier de degré zéro de la réinsertion : la capacité à faire groupe, à écouter l’autre, à coopérer, à se projeter et à être reconnu comme individu au sein d’un collectif. Le processus de création collective agit comme un levier de réflexion et de transformation, remettant en question les perceptions des participants, des artistes et du public sur l’incarcération et la réinsertion.
En collaboration avec la curatrice Monica Santos ainsi que la créatrice sonore Brigitte Patient, et avec la collaboration de Ariane Kovalevsky et de Jef Bonifacino, le projet interroge le rôle de l’image dans la construction de soi et dans la relation à l’autre. Il contribue également à faire entrer les pratiques de création collective développées en détention dans le champ de l’art contemporain et de la photographie, tout en rendant ces disciplines plus accessibles aux personnes placées sous main de justice.

Mélanie Wenger, Monica Santos et Brigitte sont venues 2 semaines à la maison d’arrêt de Niort en juillet 2026. Cet atelier est soutenu par le réseau Diagonal via le dispositif Entre les images.
Les Rencontres de la jeune photographie 2027 présenteront la restitution de l’atelier mené à Niort ainsi que dans 4 autres prisons françaises.
Le projet 114 est labellisé « Bicentenaire de la photographie ».

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