Dans le bureau d’Ernest
Valérie Vangreveninge
Au 11 décembre
Résidences d’écriture sur la photographie
La Villa Pérochon, centre d’art contemporain d’intérêt national est l’ancienne demeure d’un lauréat du Prix Goncourt, Ernest Pérochon en 1920.
En partenariat avec le Collège international de Photographie du Grand Paris, la Villa Pérochon inaugure un cycle inédit de résidences d’écriture sur la photographie intitulé Lettres ouvertes à la photographie. Il est destiné à des écrivain·es reconnu·es ou émergent·es désireux·euses de relier leur univers à celui de la photographie.
Sur le principe d’une correspondance, leur lettres ouvertes offrent l’occasion d’une expérience littéraire susceptible d’enrichir notre regard sur le médium. La résidence présente un caractère performatif en invitant l’écrivain·e à travailler dans le bureau d’Ernest Pérochon au cœur même du centre d’art.
Valérie Vangreveninge, écrivaine émergente et première invitée de ce nouveau format, est en résidence du 4 au 11 décembre 2025.
« Mon idée est d’écrire à une photo (ou plutôt à une photo de photo) que j’ai reçue il y a quelques jours : la photo du personnage principal de mon roman.
Larbi, le héros de l’histoire, un ancien harki de la guerre d’Algérie, m’accompagne presque chaque jour depuis des années. Il s’agit de quelqu’un que j’ai connu mais dont je ne sais presque rien (l’idée du livre est de retrouver ce qu’a été sa vie), qui est mort et dont je n’ai pas vu le visage depuis plus de 25 ans.
Ce qui m’intéresse est le rapport émotionnel à l’image, un objet fixe et immobile, qui convoque pourtant ce qu’il y a peut-être de plus vivant en nous : les souvenirs. Mais aussi la place de la photographie vernaculaire et les liens invisibles qu’elle crée, ces instants de « pure réalité » et la confrontation entre cette réalité brute et ce que la mémoire nous fait, comment elle se joue de nous, comment la mémoire est aussi fiction. » Valérie Vangreveninge